4 images, quatre se dit "shi" en japonais, "shi" veut aussi dire mort, bonne année !
Ma valise est prête, le post craneur fait, le gaz fermé, c'est bon, bye.
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merci, toi aussi t'es pas mal, pas mal du tout
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En ce moment, quand je chatte j'ai un petit air dans ma tête (c'est l'esprit de Noël qui me pénètre)
ne sais pas où aller
choisis une place isolée
commande une bière
résume ma vie de façon immobilière
expose ma vision, Amour|Bonheur|Cul
t'écoute
pique des olives
hoche la tête
ne suis pas d'accord
dis de grandes phrases
t'attends
mate les autres tables
veux payer l'addition
hésite à rentrer directement
Et alors aimes-tu cette scène où le personnage principal palestinien est à l'arrêt dans sa voiture à un feu rouge, et à sa gauche, il y a une énorme voiture avec un Israélien juif. Et devant, une pub israëlienne avec des drapeaux israëliens.
Et il y a une tension qui monte subrepticement, et le personnage palestinien augmente le volume de son autoradio et on entend Natacha Atlas, chanteuse egyptienne, chanter : "I put a spell on you / Because you're mi-i-ine / Na na na na na" et le Palestinien et l'Israëlien se regardent.
Oui je m'en souviens maintenant, j'aime bien aussi.
Mon portable sur la table, son briquet sur la table.
Je veux retourner au Japon, il veut retourner en Chine.
Je suis en retard, un message, il est en retard.
Je lis à coté d'un couple qui commence à se dire adieu.
Arrivée, "tu es où ?" des marteaux piqueurs, je n'entends pas entièrement sa réponse.
Elle a l'air triste, pas lui. Elle est belle, pas lui.
Deux cafés, un court/un long, debouts autour d'une table ronde.
Son bureau, il est là, costard, cravate, lunette, bonjour, sourire, regard, sourire.
Prenons un café, oui.
Il me dit "C'est le couloir de la mort", je regarde la moquette.
Sa collègue, "Pardonnez mes mains froides", elle a les mains tiedes.
Face à face, discutons.
Un réconfort dans le regard oui. Mais un réconfort dans la distance aussi.
On se quitte, court moment, il me raccompagne et me dit "c'est à ton tour".
Tu me parles de ta nouvelle vie. Une mouche
Je ne t'écoute pas. noyée
Je te parle de ma nouvelle vie. au fond
Tu ne m'écoutes pas. de mon verre.
On partage l'addition.
Tout commence par un message me souhaitant la bienvenue.
Puis le temps passe. De brefs échanges en commentaires, on se salue, de loin.
Un post sur lequel il s'interroge, on en parle et au fil de la conversation, nous réalisons que nous travaillons dans la même entreprise.
Un jour, au boulot, je rentre du restaurant accompagné d'un ami. Nos regards se croisent, je le reconnais trop tard, il a disparu. Le soir, on échange quelques messages.
Ce matin, il est revenu dans ma direction et auparavant il m'a proposé de déjeuner avec lui, j'ai tout de suite accepté. Nous avons rendez vous devant la porte du restaurant d'entreprise.
En kostar, tous les deux...
A mots couverts, nous parlons de GA et de ce que cela a changé pour nous, de Paris, des cheminées d'usine, des hangars.
Une pause déjeuner, c'est très court, on le sait bien.
Je l'accompagne sur le parking. On se dit à bientôt, quelque chose dans son regard, un instant, quelque chose de fort, reste imprimé en moi pour le restant de la journée...